Les vestiges de mon passé inavoué.
Je laisse loin de moi les vestiges de ma vie
Ne gardant que les souvenirs de l'être aimé.
Le train serpente à travers les montagnes enneigées
Qui à l'image de mon c½ur brisé
S'entoure de ce linceul de glace
Que le temps même ne saurait altérer
Et dans cette tombe sans fond que creuse mon chagrin
J'y glisse mon c½ur pour l'y enfermer à jamais
Egarant la clé au plus profond de mon âme tourmentée
Afin que son linceul de glace reste inviolable pour l'éternité
J'enferme ce que j'ai de plus cher au monde
Pour ne plus avoir à me souvenir de toi, de nous
Et à mesure que le train s'enfonce dans l'oubli
Je ne peux retenir mes larmes argentées
Qui ne seront bientôt plus qu'un souvenir
Que la solitude et l'impassibilité m'auront fait oublier
Ô train infini,
Toi qui emmène l'ultime souffle de ma vie
Permet moi de déverser dans ces paysages que tu me montres
Ma haine envers cet être aimé qui m'a quitté
Permet-moi d'oublier et dans mon chagrin me renfermer
Car aujourd'hui je fais le deuil
Et creuse mon propre cercueil.
C'est dans l'oublie que je me réfugierais,
C'est dans la mort que je vivrais.


